16/08/2017

L'art de la rue : Vermehren (et une boîte à musique)


Sophus VermehrenDragør, 1940






Déodat de Séverac - Où l'on entend une vieille boîte à musique
extrait d'En vacances, premier recueil de petites pièces romantiques, 1911
Cyprien Katsaris, piano
Mis en ligne par Pianifico

12/08/2017

Ronde de nuit : Gedney


William Gedney - Bethlehem, Pennsylvania, 1975 




"Still photography and poetry are very close. To capture in a single frame visual forms organized to the point where neither more or less are needed. The single moment when form and content are one. Poetry does the same with words with the same strictness and economy. The exact arrangement of words to produce the effect with no more words than are needed. Art is the seeming perfect blending of many elements to produce a whole."




William Gedney - Night, South Dakota, 1966 




"There are two ways of looking at a thing. Either you feel that a thing must be perfect before you present it to the public, or you are willing to let it go out even knowing that it is not perfect, because you are striving for something even beyond what you have achieved, but in struggling too hard for perfection you know that you may lose the very glimmer of life, the very spirit of the thing that you also know exists at a particular point in what you have done; and that to interfere with it would be to destroy that very living quality."

Entrées du Journal de William Gedney




 William Gedney - House with large front porch and a billboard in front at night, South Dakota, 1966




 William Gedney - Titre inconnu




William Gedney - Titre inconnu








Les archives Gedney à Duke University
Site de l'exposition de 2016 à New York
William Gedney sur ASX
A propos des photos des San Francisco Diggers par Gedney
Exposition Gedney en cours, au Pavillon populaire.

10/08/2017

Volkov, deux fois


Sergueï Volkov - Le gilet de Lénine, 1987 
Huile sur toile



Sergueï Volkov - РАБОТА/ЗАРПЛАТА - TRAVAIL/SALAIRE, 1986
Huile sur toile

06/08/2017

L'art de la rue : religion


Alexandre Deineka - Saint Germain, Paris, 1935
Huile sur toile
Musée des beaux-arts de Kharkov
Via poboh




De Deineka, déjà.




Archibald J. Motley JR. - Gettin' religion, 1948
Huile sur toile
Chicago History Museum, Chicago
Source




Et de Motley, aussi, déjà.

04/08/2017

Tableaux parisiens : Lépine


Stanislas Lépine - Le pont des Arts, 1875
Collection particulière

29/07/2017

La paye, le plaisir et le pèlerinage : divergences soviéto/américaines - avec une allusion à un chat bien connu pour tous ses états


Artiste inconnu - Affiche soviétique pour Charles Chaplin - Le pèlerin / Une journée de plaisir / Jour de paye, ca 1923
Via Rennet's Gallery







Charles Chaplin - The Pilgrim / Le pèlerin, 1923
Comparaison et mise en ligne par Joao Antônio Franz






Charles Chaplin - A day's pleasure / Une journée de plaisir, 1919
Comparaison et mise en ligne par Joao Antônio Franz


Analyse de quelques écarts entre une version diffusée en Russie soviétique et la version classique (voir le DVDde la Chaplin Revue. Comme souvent dans le monde du cinéma muet, il existait des versions multiples. Dans le cinéma parlant aussi, d'ailleurs. Sans parler de la multiplicité des mondes (plus ou moins) réels (en anglais) (1).




(1) En français, plus long, par là. Mais de toute façon, on se le demande toujours.



26/07/2017

L'art de la fenêtre : Dodd / Moore



Lois Dodd - Blue Sky Window, 1979
Huile sur toile






John Moore - Window, 2011
Huile sur toile
Via E. V.

22/07/2017

Une ville, un coup de couteau, un index gauche et la vraie recette du guacamole


Rudy Toombs - I'm shakin', chanté par Little Willie John
Mis en ligne par RoverTCB



Il faut rendre à César ce qui est à César, c'est bien Rudy Toombs qui a écrit I'm shakin', même si c'est Little Willie John qui a fait connaître cette chanson. De même, c'est  Peggy Lee qui a vendu Fever au monde entier, quand bien même Little Willie John a été le premier à le chanter, et de quelle manière, alors qu'il avait à peine 18 ans (1).

Rudy Toombs, l'homme qui a écrit One scotch, one bourbon, one beer, le songwriter d'Otis Williams et Ruth Brown, finit battu à mort par des cambrioleurs dans son entrée d'immeuble à Harlem, en 1962. Six ans plus tard, Little Willie John mourait - officiellement de pneumonie - à Walla Walla, le pénitentier de l'état de Washington, où il était emprisonné pour meurtre - un coup de couteau un peu vif après un concert, dans un bar de Seattle où il avait laissé sur le carreau un colosse qui embêtait sa copine d'un soir. That's right, you got me nervous, comme il le dit dans I'm shakin'.



Rudy Toombs - I'm shakin', chanté par Jack White
Mis en ligne par jackwhite



Jack White n'a jamais tué personne et, jusqu'ici, personne ne l'a tué. La pire chose qui lui soit arrivée, c'est probablement de s'être cassé l'index gauche dans un accident d'auto, ou de manger du guacamole mal préparé. Jack White a eu de la chance : il est blanc. Mais il a un point commun avec Little Willie John : il sont de Detroit, tous les deux. Cette ville a quelque chose, avec la musique, c'est peut-être pour ça qu'elle refuse obstinément de mourir.




(1) Sur Little Willie John, en français, lire les paragraphes inspirés que lui consacre Pierre Evil dans un livre que les chats ont déjà mentionné : Detroit sampler, Ollendorff & Desseins éd. 2014, pp. 148-153.


Accessoirement, pour tous ceux qui s'intéressent au blues, au boogie, au R&B, au doo-wop... à tous ces trucs noirs de peau qui sont à la base, à la racine et qui sont l'essence même de ce que naguère les jeunes appelaient lerock, il existe un livre (en anglais).

19/07/2017

Musique pour nuages : reprise



Je ne le fais pas souvent, mais je republie cet article du 19 janvier dernier à l'occasion de la reprise en (quelques) salles françaises, ce mercredi, de Nuages épars - profitez-en, Midaregumo n'est plus (tout à fait) introuvable...




Tōru Takemitsu - Musique pour Midaregumo / Nuages épars, de Mikio Naruse, 1967
Mis en ligne par TheUnknown837




Nuages épars est une splendeur crépusculaire et introuvable. Crépusculaire parce que c'est le dernier film de Naruse qui meurt deux ans plus tard, que Mizoguchi et Ozu sont déjà morts eux, depuis un bail, et que Kurosawa traverse alors le désert hollywoodien : fin d'une époque.

Introuvable en dvd (à ma connaissance il n'a jamais figuré que sur le canal Hulu de la Criterion collection) et jamais visible en salle, sauf miracle il vous faudra attendre une rétrospective Naruse en cinémathèque, mais dans ce cas-là précipitez-vous. Je me souviens l'avoir vu une seule fois, en 2003.




Mikio Naruse - Midaregumo / Nuages épars, 1967
Mis en ligne par yutorideath
(et désolé pour l'anamorphose...)



L'argument initial de Nuages épars est curieusement assez proche du Broken lullaby (L'homme que j'ai tué) de Lubitsch (1). Mishima tue involontairement Hiroshi dans un accident de la circulation. Il veut s'excuser auprès de sa veuve Yumiko et la dédommager, mais tout d'abord elle ne veut pas entendre parler de lui. Plus tard ils se retrouvent par hasard dans la même ville, elle après avoir été évincée par la famille de son mari défunt, lui muté par son entreprise. Leur seconde rencontre se transforme en un amour naissant - qui restera mort-né. De cet argument Naruse tire un mélodrame doucement inexorable. Deux solitudes parallèles cheminent dans la campagne japonaise, une expiation impossible se résout au final dans une implosion de tristesse partagée. Rares sont les films qui laissent à ce point un goût de fatalité - et les thèmes de Takemitsu n'y sont pas non plus pour rien.


Tōru Takemitsu (1930-1996) a composé la musique de dizaines de films, dont Kwaïdan, Dodes'kaden, La cérémonie, Une petite soeur pour l'été, L'empire de la passion, Ran, Pluie noire...

...mais encore ceci : 




Tōru Takemitsu - Rain spell, 1980
Mis en ligne par TheWelleszCompany





...ou, pour finir dans un bar :



Tōru Takemitsu - Valse
Musique pour Hiroshi Teshigahara - Tanin no kao / Le visage d'un autre, 1966
Paroles en allemand de Tatsuji Iwabuchi, chantées par Beverly Maeda
Mis en ligne par LoveExposure





(1) Pour la fin, il est plus proche de ce que François Ozon en a récemment refait.

17/07/2017

Ciel... il pleut sur les saisons


Nicolas Poussin - Les quatre saisons - L'été ou Ruth et Booz, 1660-64
Musée du Louvre
Via Rivage de Bohème



Les inondations du 9 juillet dernier n'ont pas seulement touché le métro, mais aussi les caves de la BnF, où une centaine de manuscrits médiévaux auraient été endommagés et, plus gravement, le musée du Louvre.

Selon des témoignages concordants recueillis par La Tribune de l'art le 10 juillet :

"trois des tableaux des Saisons de Nicolas Poussin ont été endommagés par l’eau, une peinture de Jean-François de Troy également. Les réserves des antiquités égyptiennes et orientales ont été inondées, heureusement sans dommage pour les œuvres, tandis que des faux plafonds des salles de l’Orient méditerranéen dans l’Empire romain, refaites en 2012 (!), se sont effondrés et que des tissus coptes ont été mouillés. Les toiles françaises dans la salle des Sept Cheminées ont été enlevées en raison des infiltrations. Toutes ces informations sont incomplètes car le Louvre estime manifestement que cela ne regarde pas le public."




Nicolas Poussin - Les quatre saisons - L'hiver ou le déluge, 1660-64
Musée du Louvre
Via Rivage de Bohème




Le plus significatif dans cette affaire, c'est le silence de la direction du musée, qui a attendu la publication du post de Didier Rykner et l'annonce d'un article du Monde pour s'exprimer le 13 juillet seulement. Silence dans la presse également jusqu'à la publication du communiqué du Louvre, comme le relève le site Arrêt sur image (sur abonnement). L'occasion de rendre hommage une fois de plus à La Tribune de l'Art, principal site indépendant consacré à l'histoire de l'art.

14/07/2017

Ciel... la frontière


Le mur de la frontière indo-pakistanaise illuminé la nuit, vu d'un satellite
Photo NASA
Source



La Line of Control (LoC) entre l'Inde et le Pakistan est une double barrière barbelée longue de 2700 kilomètres, sur une longueur totale de 2900 pour l'ensemble de la frontière. Sa construction a commencé en 2004 le long des provinces du Jammu et du Cachemire; elle est aujourd'hui presque terminée.

De nuit, la LoC...






...est éclairée par quelque 50.000 projecteurs...




La Line of Control, de nuit




...ce qui fait de la frontière indo-pakistanaise une ligne  visible de l'espace.


L'Inde finit de construire le même type de barrière, sur 2700 kilomètres, le long de sa frontière avec le Bangla-Desh.



La barrière Inde-Bangla-Desh




Le Pakistan, de son côté, a le même projet le long de sa frontière avec l'Afghanistan.

Les barrières frontalières du siècle dernier ne se limitaient certes pas aux 55 kilomètres du mur de Berlin. Pourtant, il semble bien que sa chute, la fin du monde biface est-ouest et la convergence des deux systèmes qui le polarisaient ne se soient pas traduits par une réduction des murs, mais par leur multiplication.



Evolution du nombre de murs frontaliers, 1945-2011



Surtout, certains de ces artefacts ont une fonction qui dépasse clairement leurs objectifs déclarés. La barrière du Bangla-Desh, avec sa petite armée permanente, ses 1000 morts depuis la construction et son protocole secret de shoot to kill, est assez surdimensionnée si elle ne vise que la contrebande et le passage de bétail. Les migrations qu'elle anticipe - ou qu'elle prévient déjà - sont des migrations climatiques venant d'un pays qui se trouvera sous les eaux, pour un quart à un cinquième de son territoire, d'ici la fin du siècle. Ces lignes que l'on voit de l'espace nous disent que nous entrons dans un nouveau monde - ou plutôt, qu'on fera tout pour nous empêcher d'y échapper.



09/07/2017

Le bar du coin : Sorolla


Joaquín Sorolla y Bastida - Rogelio Gordón prenant son apéritif, 1918 
Huile sur carton 
Musée San Telmo, Saint-Sébastien




De Sorolla, déjà.

07/07/2017

Les intérieurs sont habités : Carl Grossberg


Carl Grossberg - Intérieur, 1935
Huile sur toile
Via kritika



La salle de réunion est vide; elle était déjà vide en 1935; elle l'est toujours aujourd'hui; les réunions ne servent à rien; on ne voit plus personne dans la salle de réunion.

Sauf les chats; les chats rôdent encore. Les chats sont de retour. En Juillet et Août la fréquence des chats sera hebdomadaire.

Plus ou moins.

Portez-vous bien. Ne vous réunissez pas sans raison. Mais si vous avez une bonne raison...

...alors, faites-le. La salle est libre.


26/05/2017

Le greffe : portrait craché


Nathaniel Currier - The Favorite Cat, ca 1840-50





Il fait chaud, les chats sont en vacances... retour en juillet, peut-être. Prenez soin de vous, faites bien attention, on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Parcs et jardins : ronde de nuit


Jeremy Miranda - Greenhouse at night
Via urgetocreate

25/05/2017

24/05/2017

Tableaux parisiens : Foujita


Tsuguharu Foujita - Le Quai aux fleurs, Notre-Dame, 1950
Via L'autruchon

21/05/2017

Portrait craché : en chapeau


John Scarlett Davis (att.) - Man in top hat, ca 1838
Huile sur toile
Tate Gallery

20/05/2017

Bang : les champs phlégréens


Illustration pour William Hamilton - Campi Phlegraei, Observations on the Volcanos of the Two Siciles as they have been communicated to the Royal Society of London 1776-1779
Source

19/05/2017

Ronde de nuit : Wunderwald, encore


Gustav Wunderwald - Grünewaldstrasse Berlin Westend, 1918

17/05/2017

Le bar du coin : Migliori


Nino Migliori - Da Gente dell'Emilia, 1959

16/05/2017

Fantômes à la rencontre : Sedlacek, encore


Franz Sedlacek - Das verspätete Nachtgespenst und die Trunkenbolde / Le fantôme nocturne attardé et les ivrognes, 1931
Via l'inépuisable Frank T. Zumbachs Mysterious World

15/05/2017

L'art de la rue : Berlin 27


Gustav Wunderwald - Unterführung in Spandau / Passage souterrain à Spandau, 1927
Huile sur toile

14/05/2017

L'art de la fenêtre : Varlin encore


Varlin (Willy Guggenheim) - Fenêtre (Concierge), ca 1957
Huile sur toile
Source

13/05/2017

L'art de la lecture : on ne sait pas


Paul Nougé - Le lecteur, 1929
Source


La vie usuelle et les guides de circonstance, la morale des histoires, la pratique des conseils, les leçons et les questions, les portraits dont quelques uns sont apocryphes, les personnages qui nous ont abusés si longtemps, tout cela formait le pesant bagage que nous abandonnions au moment de quitter l'hôtel, de passer la porte dérobée au commencement du jour. Nous voyageons seuls, nous ne découvrons aux passants qu'un visage composé. Nous suivons les caprices d'un fil inflexible qui n'est visible que pour nous seuls. Nos derniers compagnons nous ont abandonnés. Nous ne détournons jamais la tête. Notre marche étonne. On ne sait pas.

Paul Nougé - Passage de Midi in L'écriture simplifiée
Les lèvres nues n°4, janvier 1955.


Paul Nougé - Au palais des images les spectres sont rois
Ecrits anthumes complets de Paul Nougé, 1922-1967
Edition établie et annotée par Geneviève Michel
Allia éd. février 2017




Quelques précisions sur cette édition chez les Attendeurs.




12/05/2017

Le greffe : les temps sont difficiles


Gianni Ranati - Tempi Difficili, 1955
Tirage gélatino-argentique
Source






Homero Manzi & Edgardo Donato - Gato, 1937
Orchestre d'Edgardo Donato - Chant : Horacio Lagos
Mis en ligne par Luis Alposta

11/05/2017

Fantômes à la rencontre : le bar du coin





Thibaut Derien - Deux photographies de la série J'habite une ville fantôme
© Derien 2017





Thibaut Derien photographie - entre autres - les devantures de boutiques d'une ville dont il est le dernier habitant et où, selon ses termes, il tue le temps, qui ne passe plus vraiment par ici.

Thibaut Derien chante, aussi.




Thibaut Derien - Le Far-West
de l'album Le comte d'apothicaire, 2010
Mis en ligne par Scopitone is not dead






Voir le site de Thibaut Derien

10/05/2017

Tableaux parisiens : Varlin


Varlin (Willy Guggenheim) - Pissoir à Paris, 1957
Huile sur panneau







Varlin (Willy Guggenheim) - Poste de police à Paris, 1950

09/05/2017

Monstres familiers


Francis Picabia - L'adoration du veau, 1941-42 
Huile sur toile
Via Mnesarete




Picabia reprend le motif d'un montage photographique d'Erwin Blumenfeld, titré à l'origine Le Minotaure ou  Surréalisme et qu'on désigne aussi comme Le dictateur. Moins ouvertement politique que la Gueule de l'horreur de 1933, le Minotaure est pourtant, lui aussi, un commentaire du fascisme, sur un autre mode. Si la Grauenfresse est une prémonition, le Minotaure est une fascination - que Picabia transformera en adoration.






Erwin Blumenfeld - Surréalisme, ou Le Minotaure ou Le  Dictateur, 1937
Source




Blumenfeld a posé un tête de veau, bouche et yeux ouverts, sur le torse de la Vénus de Capoue, un sein apparent et vêtu de ce qui pourrait être une toge. Ce vêtement est ici un signe de pouvoir proprement viril, alors que la poitrine féminine souligne l'ambivalence sexuelle, et que la tête renvoie à l'animalité - ç'aurait pu être un front de taureau, mais à Paris en 1937 Blumenfeld n'a pu semble-t-il se payer que le veau. La force politique, le désir ambigu et la brutalité bestiale, trois ingrédients du fantasme fasciste. 

Picabia complète le tableau en 41-42, c'est-à-dire à l'acmé du fascisme européen. Ces mains qu'il ajoute ne font pas que saluer, elles se lèvent pour acclamer, pour toucher et presser - l'une d'entre elle contre le sein - pour implorer, voire pour demander secours. C'est bien une adoration, d'un veau qui n'est pas d'or mais de fer. Obscur objet de désir.

On s'en voudrait de rappeler que le fascisme existe, et qu'il y est aussi question de projet, de crainte et de désir. De rappeler qu'on n'y fait obstacle que par d'autres projets et d'autres désirs - et non par des mots creux. On s'en voudrait de poser ces questions par ces temps de liesse. On a fait barrage paraît-il; mais après tout ce barrage n'est que le signe que le flot monte, même si, en attendant, on lui joue l'hymne à la joie.











A propos d'Erwin Blumenfeld, et particulièrement du Minotaure, on peut tendre l'oreille par là.

08/05/2017

Merveilles des injonctions paradoxales


Journal Libération - La Une du 6 mai 2017 




Michael Henderson - 1984, version filmée de 1956

07/05/2017

Ronde de nuit : Rémy Soubanère


© Rémy Soubanère



© Rémy Soubanère



© Rémy Soubanère





Rémy Soubanère - Trois photographies de la série Alphaville.






Et pendant ce temps-là...